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Comment parler d’Orelsan quand on n’y connait rien en rap ?

Je sais que pour beaucoup, l’album d’Orelsan est un pied dans un milieu complexe et en constante évolution : le rap. Les clichés ont la peau dure, et si vous ne pensez comme nous qu’ils sont faux, voici quelques phrases à éviter pour parler de Civilisation, d’Orelsan, ou de tout autre album de rap populaire.

 

Non, ça ne fait pas longtemps qu’on n’avait pas entendu un rap à texte

Le rap, depuis une bonne quinzaine d’années, a vu ses codes éclater en des dizaines de sous-genres, tous très différents.

Oui, il existe un rap moins centré sur le message de ses textes, et tant mieux d’ailleurs. On tournerait vite en rond si le rap n’était qu’un mouvement revendicateur mené par Keny Arkana, Hugo TSR et Kery James. Ça ne veut pas dire que le rap à texte a disparu. On en retrouve des influences partout, de Benjamin Epps à Da Uzi. Les frontières se sont évincées, et la plupart des rappeurs peuvent choisir de se concentrer sur le texte ou non selon leurs envies. 

Ce qui a changé, c’est la façon de faire passer un message. Je vais prendre un exemple récent : Jok’Air vient de sortir un morceau intitulé Délinquants ? avec Chich sur son nouvel album, New Jok City. Dans un refrain très chanté et enivrant, il choisit de traiter le sujet de la délinquance comme quelque chose de ni bon, ni mauvais.  

« Et comme personne respecte les pauvres/demain je sortirai le glock/Je rentrerai dans un bureau de poste/et je remplirai le sac de sport »

En 4 phrases, Jok’Air avance ici que la délinquance provient directement d’un mépris systémique des pauvres. Ok, j’ai pris un artiste que j’aime particulièrement pour ses prises de position subtiles, mais vous avez compris l’idée : le rap a évolué, le rap à texte aussi, et aucun n’a perdu de sa superbe dans les dernières années.

 

Non, ce n’est pas le retour du rap conscient

Je m’adresse ici aux LinksTheSun en herbe.

L’adjectif de rap « conscient » existe depuis très, très longtemps et désigne un rap construit autour d’un message engagé et politique. Ce n’est pas un gros mot, mais le terme a perdu en popularité ces dernières années, à force de s’être vu utilisé comme une réaction à un rap populaire, moins centré sur ces problématiques.

Le problème vient plutôt d’une sous-entendue hiérarchie entre le rap engagé ou non, souvent accompagnée d’un certain mépris. Je pense que pour calmer le tout, il faut se rappeler deux choses essentielles.

Premièrement, c’est stupide de vouloir fermer la musique d’une façon ou d’une autre. Elle existe aussi pour se faire plaisir en soirée, pour créer des souvenirs à Lloret de Mar ou toute autre activité dans laquelle le rap conscient est -malheureusement- peu adapté. Je dis malheureusement, car je trouve hilarante l’idée de siroter un cocktail Vodka-Gin-jus d’orange Leader Price sur un morceau d’Ärsenik bien énervé.

Deuxièmement, réciter une dissertation sur un beat mou est parfois un moins bon message qu’une phrase courte, simple, sur une mélodie entêtante.

 

Non, Orelsan n’a pas sauvé le rap de l’immonde Jul

A moins que vous ne soyez Alpha 5.20, il reste difficile d’argumenter que le rap a été détruit par une bande de joyeux marseillais. Au contraire, Jul, Naps et nos Amis Organisés ont fait apparaître un sous-genre de rap, décomplexé de ses codes, qui a permis à de nombreux artistes une occasion de tenter quelque chose de nouveau, parfois plus orienté « grand public »

C’est chanté, c’est dansant, c’est pas toujours super original mais c’est fun, et ça n’a jamais été fait au détriment d’autres artistes. On peut reprocher ce qu’on veut au J, mais en tout cas pas d’avoir nuit à une quelconque carrière, bien au contraire.

 

Non, Orelsan n’est pas en train d’à nouveau se renouveler pour offrir quelque chose de différent et que chacun est libre de percevoir et de ressentir comme il veut.

Ah si, en fait.

Bonne écoute à tous ❤️

Le 20/11/2021 par Valentin Mattelaer

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